à l’auteur,
Je n’avais pas entendu parler de ce lycée, mais cela ne me surprend pas. J’ai enseigné durant les dix dernières années du siècle passé dans un lycée général du 93, et c’était déjà à peu près ça.
On se demandait quelquefois pourquoi l’’absence de tel élève se prolongeait. C’est qu’il était « provisoirement dans un autre établissement » (1).
J’ai vu bien des horreurs : bagarres au couteau entre élèves, prof tabassé dans sa classe par des éléments venus de l’extérieur, proviseur adjoint jeté à terre et frappé dans son bureau, etc. Je n’ai lu que plus tard le recueil de témoignages intitulé Les territoires perdus de la République, mais je n’y ai rien trouvé de pire que ce que j’avais pu connaître.
L’administration, les profs eux-mêmes, réagissaient mollement. Il ne fallait pas, comme on disait alors, « jeter de l’huile sur le feu ». De démission en démission, et avec l’aide de l’islamo-gauchisme actuel, on en sera arrivé à la France soumise (2) actuelle.
(1) Fleury-Mérogis, ou un équivalent.
(2) Titre d’une série d’études publiées en 2016 par le sociologue Bensoussan.