Un sujet périlleux.
Personnellement, je suis très gêné par notre prétendu devoir d’« intervenir ». Ne sommes-nous pas assez « intervenus » comme cela dans le monde, dans des pays souverains ?
Je cite deux passages :
« Je considère que la République française s’honorerait à intervenir auprès du gouvernement irakien... »
« La Ministre de la Justice Nicole Belloubet ...a déclaré que la France devrait intervenir en cas de condamnation à mort de ces femmes djihadistes françaises. »
Mon modeste avis personnel est que l’on ne doit pas intervenir d’une manière globale. Ces individus ont commis des actes de guerre dans les pays qui vont les juger. Ce sont des prisonniers de guerre en quelque sorte. Ces pays sont dans leur droit en maintenant la peine de mort dans leur système pénal commun ou d’exception. Intervenir encore avec nos leçons de droits de l’Homme (notre conception particulière de ces droits), comme des tuteurs moraux, serait, il me semble, odieux.
La France devrait se contenter simplement d’envoyer des enquêteurs examiner le cas de quelques-uns pour voir si dans ce petit lot il existe quelques « repêchables » qui justifieraient seulement de la prison. Alors notre pays pourrait négocier d’égal à égal sur le plan diplomatique, de manière pragmatique, à propos de quelques cas exceptionnels qui justifieraient de manière absolument certaine que leur peine peut être allégée.
Nous n’avons pas à aller les rechercher. Seuls ceux qui demandent (ce critère en élimine déjà un bon paquet) leur retour ou l’application de la justice française verraient (peut-être) leur cas étudié de près s’ils font partie des possibles des rares cas repêchables (second critère éliminatoire).
Pour les enfants français en bas âge : un traitement humain doit leur être réservé.