bonsoir,
Qu’on se souvienne des deux ou trois jours qui précédèrent Noël 1970 ... forte chute de neige dans la vallée du Rhône et blocage quasi général entre Valence et Montélimar ! carence générale des pouvoirs publics .. ce qui sauva la situation ce sont
a) l’office du tourisme de Montélimar et quelques maires qui s’occupèrent du mieux possible de l’hébergement des « naufragés de la route »
b) la SNCF qui n’hésita pas à lancer un omnibus sur la voie ferrée Lyon-Marseille pour récupérer les personnes coincées sur l’autoroute les plus proches de cette voie
Dans les deux cas ce sont des incitatives de terrain..... MAIS CROYEZ VOUS QUE LES POUVOIRS PUBLICS s’organisèrent mieux....
Le scénario neigeux se renouvela DEUX FOIS ( 1997 et 1999) et là encore les initiativesdes mairies et offices de tourisme suppléèrent les carences... N’EN DEPLAISE A SPARTACUS des entreprises privées gérant le domaine !
En matière de risques ceci se nomme « Risque en organisation » ... c’est plus subtil que l’annonce d’un risque de neige car cela met en cause aussi bien pouvoirs publics que les entreprises.
Comme c’est en Ile-De-France que les choses se passent disons clairement que cela s’était déjà produit il y a moins de dix ans !
ALORS .... alors Zorro arrive .... et le grand Zorro qui a lu l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert, relève la définition du risque selon ces gens-là :
« Pour qu’un accident soit un cas fortuit il faut qu’il ne soit jamais arrivé auparavant dans une circonstance semblable.... » ... -de plus si un accident se ....« présente deux fois de suite il doit cesser d’être imprévoyable aux yeux d’une administration chargée de le prévenir » (nota : le cas fortuit est devenu le cas de force majeure au fil du temps)
Qu’en est-il sur le plan juridique ? C’est assez vieux du moins en France bien inspirée par la définition précédente relativement au cas de force majeure « Imprévisible dans sa survenance et irrésistible dans ses effets »
La définition de l’UNESCO est encore différente mais convergente ....
Une enquête administrative bien faite ne dira pas autre chose ... et il en existe d’excellents qui ont mis les points sur les « i » dans des cas très graves. Ô en termes polis ils ne disent pas c’est le b...., ils ne se permettraient pas, mais les tournures sont vives, précises et atteignent leurs cibles !
Dans le cas actuel l’annonce Météo d’un épisode neigeux a été correctement faite, y compris en épaisseur de couche, comme elle fut correctement faite pour les dramatiques crues de l’Aude et P.O. en novembre 1999.....
Où est l’imprévisibilité ?