Dit autrement, athées ou croyants, nous sommes confrontés aux mêmes interrogations sur les questions essentielles de l’esprit humain.
S’il est par exemple possible d’induire par inférence bayésienne une réponse à l’existence de Dieu, il est tout aussi possible, toujours par inférence bayésienne, d’induire le contraire : ce n’est pas suffisant.
Cette approche est, pour ma part, fondamentale. C’est pourquoi la religion chrétienne repose sur le socle du mystère pascal et de la révélation. Et je n’ai aucun problème a envisager d’autres religions qui, par essence, sont dans la quête d’une croyance/espérance en un être créateur à l’origine de l’univers et de la vie.
Compte tenu de la complexité de ces deux questionnements, le hasard, notion philosophique qui trouve son équivalent scientifique dans les probabilités, ne me semble pas en mesure d’apporter de réponses satisfaisantes, malgré l’insondable problématique métaphysique que pose la question de l’existence de Dieu.
C’est là, sans doute, tout l’intérêt de la spéculation philosophique.