Une fois n’est pas coutume, je suis bien d’accord avec le fond de l’article de Mr Dugué.
As-t-on perdu la mesure ? Toute la soirée d’hier et les informations de la matinée sont organisées comme si Jacques Chirac venait de mourir dans un accident de la circulation. Les condoléances arrivant de l’étranger nous sont transmises avec solennité. Les commentateurs politiques retracent positivement un parcours politique pas toujours reluisant et la classe politique fait corps autour du cerceuil en oubliant ses divisions. C’est plutôt étonnant.
En V° république, le président est au-dessus des partis. Chirac ne possède pas cette valeur et commence son discours par une exhortation à ne pas voter pour un candidat. Drôle de démocratie en effet.
De Chirac je retiendrai la mise oeuvre de la culpabilisation des masses comme méthode de gouvernement. C’est complètement abject car destiné à monter les gens uns contre les autres au détriment de l’unité nationale. Sans parler de l’éternel couplet sur la période 39-45 on lui doit l’oubli du bicentenaire de la bataille d’Austerlitz et la fête en grande pompe de la défaite de Trafalgar. Est venu ensuite la flagellation nationale sur la colonisation puis l’injustice des revalorisation de la retraite des militaires vivant à l’étranger, leur donnant ainsi un pouvoir d’acaht local nettement supérieur aux militaires restant en France. Finalement on est coupable de travailler et d’être « riches » alors que 5 milliards de gens sont pauvres. Le pauvre homme a tout fait à l’envers. Il a refusé toute sa vie de jouer le rôle du capitaine d’équipe.
Avec Chirac, la France perd.