@Renaud Bouchard
A cause de la fête de la musique et du fort curieux spectacle donné ce soir-là à l’Elysée, j’avais pensé à Héliogabale tel qu’il apparaît dans les récits de l’Histoire auguste, mais dans l’ordre de l’insanité politique, c’est bien à peu près la même inspiration que celle de Caligula.
Ce qui me paraît encore plus grave que l’affaire Benalla, c’est la crédulité des masses qui fut entretenue jusqu’à ces derniers mois par une presse qui paraissait s’être assigné pour mission de cirer résolument, en toutes circonstances, les pompes du Prince, de vanter la positivité de recettes économiques qui avaient marché il y a trente ans mais qui n’ont plus guère de chance d’être efficaces, de cautionner aussi une politique extérieure quasi criminelle : je songe au soutien indéfectible accordé au régime islamo-nazi des mollahs iraniens.
Il semble qu’on se soit enfin aperçu, après un engouement général et délirant qui rappelle le boulangisme, que le roi est nu. C’est très bien. La meilleure chose qu’il pourrait faire, c’est aller se rhabiller, c’est-à-dire démissionner. Cela dit, j’aimerais bien qu’il y ait à l’horizon une sorte de Cincinnatus qu’on puisse, lui, « aller chercher » - et trouver !-, mais je ne vois encore rien venir.