Il y’a trois sortes d’hommes (mâle ou femelle)qui s’adonnent à la politique, entendue comme recherche d’une représentativité légitime donnant force publique de proposition et d’influence dans la gouvernance de la communauté de citoyens ( de la cité, diront les héllènes).
On peut établir cette typologie comme suit :
1.]des hommes qui enfantent la politique,
2.]des hommes que la politique enfante par avortement,et
3.]des hommes qui sont à l’entre-deux des 2 sortes précitées, et qui peuvent pencher vers l’un ou l’autre versant, selon l’évolution de leur déploiement et leur choix de conscience.
A mon sens, la politique est une chose trés sérieuse pour n’être confiée qu’aux politiques, et à fortiori aux « politicards » qui sont légion prépondérante aujourd’hui.
La politique n’est pas du ressort de la catégorie des fins, elle n’est qu’un moyen, mais combien vital et prégnant, pour retisser en permanence par la négociation via des rapports de force d’influence et de représentativité, les liens sociétaux induits par la conduite des affaires publiques.
La donne nouvelle et inédite à travers l’histoire institutionnelle de l’humanité, aujourd’hui en matière politique concerne le rapport serviteur-servi.
Si pendant des siècles, le serviteur a été toujours le client politique et le servi l’homme politique, aujourd’hui, on assiste a un renversement du rapport sous l’approfondissement du déploiement démocratique (certes trés contrasté mais tout de même réel dans des interstices, pouvant appeler l’avenir).
La thèse que l’architecture des systèmes de gouvernance arrivera à son terme, avec l’avènement d’une démocratie réelle, gouvernement des citoyens par les citoyens, me paraît recevable, à la condition de ne pas user de l’expression trompeuse « Fin de l’histoire », titre du livre de fukuyama.L’histoire institutionnelle continue ne seraît-ce que pour accompagner son déploiement et sa mise à l’épreuve en temps de crise inédites, et pour se préparer à l’évitement des « trous noirs » et aux itérations non-linéaires que réservent l’advenue de l’innovation institutionnelle humaine.In fine, cette architecture du déroulement du politique constitue aujourd’hui « un attracteur » mais qui n’est pas étrange parce que voulu.
La classe 1 est celle des hommes dont l’objectif premier est l’amélioration réelle du gouvernement de la cité, quitte à payer de sa personne.
Cette classe requiert des hommes pleins d’audace contrebalancée par de la sagesse et la compassion sincère envers autrui.
La classe 2 est celle des « politicards », ce sobriquet indique qu’on a affaire avec des hommes sans scrupules et dont la finalité est l’occupation du « fauteuil pour le fauteuil ». Ils usent de l’imposture pour dissimuler leur personnalité politique véritable et leurs desseins égocentristes le plus souvent pathogènes et de clientèle intéressée, , et veulent toujours briller devant les caméras.Ils hument le goût du jour et s’y adaptent. Ils s’y complaisent en politique jusqu à la confondre avec le spectacle et le show-biz . La politique est leur mère, mais qui n’en veut pas d’eux puisqu’elle les a enfantés par avortement , ils en sont sortis saufs ; c’est des monstruosités
La classe 3 regroupe les bons samaritains spécialistes de l’adaptation à l’air du temps , non pas réel mais dicté par le voile des stéréotypes et des médias spécialisés dans le superficiel préfabriqué et commercialisé à des clientèles intéressés bien ciblés.
A vrai dire , ces types plus ou moins inactifs, ne sont pas des hommes politiques, et agissent comme l’est le bureaucrate dans son administration.
Certains de ces types peuvent évoluer et se transmuer en l’une ou l’autre classe.
Je pense que vu le parcours et le profil de personnalité qu’est F. bayrou, on est en présence du bon samaritain très actif qui a évolué pour se rapprocher de l’homme politique enfantant l’authentique politique ; il relève donc beaucoup plus de la classe 1.
Je voterais pour bayrou, et je lui souhaite de continuer sa transmutation en homme politique digne de l’époque et de la France des citoyens.