Tant qu’à prospectiver, je ne suis pas contre une petite discussion philosophique.
Mais tout d’abord, à propos du style. Sur le fond, c’est un froid boulot d’analyste financier. Je l’ai costumé en Lucas pour contingence d’époque, mais mon intention était de Mille, ce qui est la même chose. Sans prétendre par là à aucune qualité littéraire, juste pour être moins indigeste.
Sur la connaissance des sens qui me manquerait, je ne pensais pas que cela transparaissait autant. Mais j’avoue : je mène une triste existence de méditation et d’abstinence. 
Ce qui nous amène à la philosophie. Aphrodite n’est pas la déesse de notre siècle : c’est Eros. Le désir de prendre, de posséder, l’immédiateté. Le matérialisme. La consommation. L’opposé de l’amour, qui est Agape, le sacrifice au sens chrétien.
L’être humain n’a pas changé depuis 3000 ans. Mais dans sa richesse récente il a perdu patience. Internet n’en est qu’un accélérateur parmi d’autres. Mais c’est aussi une occasion unique de colmater les tuyaux géants décérébrateurs qui allument leurs victimes dans une sorte de surexcitation permanente et maladive. J’espère que cette occasion ne sera pas gaspillée.