N’oublions pas que, quand nous roulons, nous polluons deux fois : une fois en consommant du carburant fossile ; et auparavant, nous avons pollué via le pétrolier qui a acheminé le brut sur les mers en y déversant les fumées de ses moteurs. Peut-être 10 fois plus. Pour le gas-oil, c’est la triple peine : en effet nous avons un déficit de gas-oil et un surplus d’essence que nous changeons avec le Japon, cela est dû au rapport rapport gas-oil essence rédhibitoirement fixe.
J’aime les motorisations diésel, et je serais prêt à changer ma voiture mais comme elle roule encore très bien, je trouverais aberrant de profiter de l’argent public pour la changer : ou bien elle serait mise à la casse, et ça ferait une obsolescence prématurée. Ou bien elle serait rachetée par quelqu’un et polluerait donc autant qu’avec moi. Ces primes à la conversion ne sont que des subventions déguisées pour booster artificiellement le PIB. Voir à ce sujet l’article de Robert Bibeau, paru ce jour.