@HELIOS,
La proportionnelle intégrale ne marcherait jamais en France, le PS ne travaillera jamais avec LR pas plus que LFI avec LaREM ou RN / DLF avec l’UDI ...
Reste la proportionnelle dite partielle, mais avec quel dosage ? Si c’est trop peu, c’est du majoritaire light donc on créé une illusion de proportionnelle et une usine à gaz électorale.
Si c’est à l’inverse trop ouvert à la proportionnelle, on perd l’avantage n°1 du scrutin majoritaire, la capacité à gouverner.
Instaurer une proportionnelle intégrale (ou partielle trop ouverte), c’est revenir grosso modo à la IVe République, pas aller vers la VIe République tant espérée par beaucoup de citoyens français.
Dans le système américain ci-dessous, un Wauquiez en 2022 pourrait être élu sans législatives derrière, avec une majorité de LaREM datant de fin 2019 / Début 2020.
Et il serait obligé de composer avec eux, de faire des compromis, de tenir compte du Parlement, ce que ne fait jamais l’exécutif en France depuis 2002 puisque les députés sont leurs obligés ... Si au bout de 2 ans et demi, l’opinion est globalement satisfaite du président élu, elle donnerait à son parti encore plus de sièges à l’Assemblée Nationale via le scrutin majoritaire.
Sinon le dit Président élu serait bon pour inaugurer les chrysanthèmes.
Et même si je ne l’ai pas développé dans l’article, une priorité est une vraie décentralisation vers les régions avec des compétences clairement établies (pas la carte de France rapidement dessinée par Hollande et Valls sur une nappe de l’Elysée et ajustée par Le Drian pour laisser la Bretagne telle qu’elle est), ce qui donnerait beaucoup plus de pouvoir aux élus locaux.
Avec un Etat moins dépensier et obligé de courir derrière moins de lièvres ...