@ Abolab
L’agriculture carnée, lactée et raffinée est là dès le départ (néolithique ancien, domestication de l’aurochs et sélection un peu plus tard). D’après vous, pourquoi cet homme domestique la bête ?
Vous me semblez vous y connaître en élevage autant qu’en agriculture.
Par déduction, c’est le lait qui est visé. Parce que la traction animale, c’est plus tard et que le monde ne connait pas encore la roue ; le portage est connu cependant. Parce qu’économiquement ça n’a pas d’interêt de garder une bestiole un an durant, de la soigner*, etc, pour la bouffer en deux temps trois mouvements**, d’autant plus que si c’était le cas il n’y aurait pas de sélection.
Et figurez-vous que, pour qu’il y ait lait, il faut qu’il y ait accouplement et donc vêlage. Et ce n’est pas de la mécanique car à cette époque, l’activité ovarienne de la vache est régie par des tas de facteurs.
Toutes les vaches actuelles descendent de 80 aurochs.
Ici, onglet domestication.
http://sciencepress.mnhn.fr/fr/periodiques/anthropozoologica/31/un-abattage-post-lactation-sur-des-bovins-domestiques-neolithiques-etude-isotopique-des-restes-osseux-du-site-de-bercy-paris-france
https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00402302/document
Un biberon datant de l’âge du cuivre.
Le boom démographique du néolithique s’explique par le fait que l’enfant est séparé de la mère et sevré plus tôt. Au paléolithique, une femme a un enfant tous les trois ans ; ce délai se raccourcit au néolithique.
*par exemple, une vache bouffe 75 kgs de verdure/jour et boit entre 60 et 120 l d’eau.
**vous noterez que dans des civilisations tardives, telles que celle hébreue ou grecque, les holocaustes constituent une offrande coûteuse, digne du dieu.
De plus, les bêtes vivantes sont si précieuses que l’homme a migré du moyen Orient en Europe avec elles.