Le monde du sport professionnel est le
monde du darwinisme social par excellence. Beaucoup d’appelés, peu
d’élus. Ces élus sont passés à travers un processus d’élimination
féroce qui n’est pas sans rappeler la course à l’ovule des gamètes
mâles. Les paies faramineuses des élus, sans aucun rapport avec la
valeur réelle des individus (sportifs) sont censées être justifiées par ce
processus impitoyable.
Ceux qui ont échoué à intégrer
l’élite sont rejetés dans limbes du sport semi-professionnel ou
amateur, smicards ou bénévoles.
Il est normal de chercher à justifier la
société libérale par cette lutte sportive qui, quoi qu’on en dise,
est équitable. Car la société libérale, monde de passe-droits de
copinages et de mafias, a besoin de se surimposer un modèle tout aussi
impitoyable mais légitime, lui (car équitable).
Ajoutons que les sportifs passés à
travers un tel processus de sélection font de très bons politiques
pour le monde libéral puisqu’ils sont tentés de voir ce dernier à
travers leur propre prisme, sans prêter attention à la manière
dont les élites faussent la compétition sociale (augmentation des
frais de scolarité) et réservent les places à leur descendance,
quelle qu’en soit la valeur, au risque d’abrutir à terme la société.
https://www.francetvinfo.fr/societe/education/parcoursup/parcoursup/parcours up-on-observe-que-les-bons-candidats-avec-les-bons-dossiers-sont-pris-partout-ce-sont-les-rois_2770063.html
http://www.lefigaro.fr/politique/2009/10/11/01002-20091011ARTFIG00168-polemique-autour-de-l-arrivee-de-jean-sarkozy-a-l-epad-.php
Ces choses ne sont pas possibles dans
le sport : le sport ne ment pas (oui, le dopage...).
Il faudrait faire un autre article sur
un modèle que l’on tente également de surimposer en permanence pour
servir de prisme à travers lequel voir notre société d’injustice afin de la légitimer.
Un modèle hiérarchisé, violent, où la personne humaine compte peu
: le monde des cuisines.
https://www.dailymotion.com/video/x2p5j2s