Pourquoi des PMA sans père ?
Les propos d’E. Philippe du 12/06
laissent présager de sa faveur pour un acte remis entre les mains de la
médecine procréative, là où rien ne relève d’une infertilité médicale ! Qu’une
telle demande de de femmes seules ou homosexuelles ouvre à une légalisation est
une incompréhension majeure de l’intérêt supérieur de l’enfant comme y invite l’ONU.
En effet, la conséquence immédiate d’une prétendue ‘PMA pour toutes’ est de
donner vie intentionnellement à une enfant privé de ses origines paternelles. Or
étant personnellement confronté de près à ce qui signifie d’être orphelin, je trouve
inqualifiable une telle loi qui voudrait approuver ce qui, au lieu d’être un
aléa de la vie qui engendre déjà des souffrances, devient un désir absolutisé de
naissance d’enfant aux dépens de son équilibre. Les Français ne sont d’ailleurs pas dupes de l’enjeu
de la paternité quand ils sont interrogés sur la place du père :
essentielle pour 91% d’entre eux (sondage IFOP de 2018). De même les Etats Généraux
de la Bioéthique ont mené aux mêmes demandes notables des citoyens pour ne pas
franchir le cadre actuel de la PMA. Soyons lucides pour suivre ce bon sens,
seul repère d’une humanité sur son chemin de maturité.