Une période très intéressante qui en dit long sur ce qu’allait être l’avenir de l’europe mais surout de la France, face à la duplicité de nos voisins germaniques.
L’annexion de la Rhur était inévitable et nécessaire. Deux extraits du chapitre final du célèbre Bainville :
"La France en revenait donc à l’exécution intégrale du traité par la
contrainte au besoin, les autres moyens ayant échoué, tandis que les
Allemands, alléguant le désordre de leurs finances, suspendaient une à
une toutes leurs prestations. Après tant d’expériences qui n’avaient pas
réussi, il ne restait qu’un système à essayer, celui des gages. On
avait déjà pensé au bassin de la Ruhr, une des régions minières et
industrielles les plus riches de l’Allemagne. Les manquements répétés et
volontaires de l’Allemagne à ses engagements ayant été constatés, selon
les règles du traité de Versailles, par la Commission des Réparations,
le gouvernement français, de concert avec la Belgique, prit la solution
d’occuper la Ruhr. Le 11 janvier 1923, sans coup férir, les troupes
françaises entraient à Essen. Ainsi le traité de paix n’avait rien
terminé par sa propre vertu. Il exige encore de nous des efforts et
notre compte avec l’Allemagne est loin d’être réglé
«
»Les réparations sur lesquelles la France comptait n’étant pas payées et
ne devant plus l’être depuis l’accord de Lausanne de 1932, nous sommes,
en dépit de la victoire, un peuple qui a été envahi et dévasté. Le mal
que l’Allemagne nous a causé avec intention nous reste et nous sommes, à
cet égard, comme si nous avions été vaincus.
"
Au IIIème siècle déjà, les barbares allemands, repoussés de gaule, coupaient déjà les arbres fruitiers dans leur retraite.
L’union européenne, une longue histoire drôle à base d’omelette et d’oeufs durs.