Bonjour, Rosemar
Je ne doute pas que ces deux interprètes aient fourni une prestation de qualité. Des rtistes de ce niveau, j’en vois également de temps en temps. Mais encore une fois, vous cédez à votre goût immodéré pour les superlatifs.
« Epoustouflant », dites-vous à deux reprises. Etonnant car, personnellement, je n’ai jamais osé utiliser ce mot pour qualifier les prestations de pianistes et de violonistes entendus en concert dans les plus grandes salles d’Europe. Parmi eux : Martha Arguerich, Joshua Bell, Renaud Capuçon, René Dumont, Leonids Kavakos, Gidon Kremer, Anne-Sophie Mutter ou Krystof Zimerman, pour ne citer que ceux-là.
Or, tous les artistes qui se produisent à Nîmes — et dans tous les genres de spectacle — sont « merveilleux », « extraordinaires », « magnifiques ». Jamais vous n’êtes déçue, jamais vous ne percevez le moindre manque d’implication dans le jeu, jamais vous n’êtes témoin du plus petit incident. Tout est toujours parfait !
Sincèrement, je vous envie car je ne parviens quasiment jamais à cette extase, manifestement si communicative au Carré d’Art de Nîmes. 
Plus sérieusement, je vous invite à vous questionner sur ceci, et — pourquoi pas ? — à soumettre la question à vos élèves : L’usage compulsif des superlatifs sert-il l’art et les artistes ? 
Je vous souhaite un excellent week-end.