Oui, Camilla Vallejo fait bien de le rappeler.
La guerre est simplement la guerre des classes. Pinera, le néo-pinochetiste, ne fait qu’illustrer la nouvelle stratégie de la classe dominante : prétendre « le pays en guerre » pour justifier la loi Martiale, en réalité un retour à la dictature, qui a été mise en place pour détruire dans l’oeuf le remarquable processus de l’Unité Populaire, dans le Chili, sous Allende, un processus créateur où justement le peuple en masse accède au pouvoir politique et façon réelle : par la culture etc ...
Du reste, l’Amérique connaît diverses formes de ce processus chaque fois combattu par tous les moyens, coups d’Etats militaires fascistes avec l’appui des Etats-Unis et des Multinationales, coups d’Etats « institutionnels » plus récemment et la liste est longue.
Guatemala, Bolivie, Venezuela, Brésil,Chili, Uruguay, Nicaragua, Argentine, La Grenade, Argentine encore ( avec Macri), Honduras ( contre Zelaya qui introduisait une forme de participation politique populaire, Paraguay (contre Lugo),
Tentatives échouées contre Cuba, le Venezuela encore.
Contre la Colombie, n’oublions les 350 000 victimes du conflit, la sécession de Panama ...
Pour l’Argentine, la période « démocratique » De la Rua et Menem, c’est environ 350 000 victimes de dénutrition suite à la « dette inversée » (par les Occidentaux).
Mais le pouvoir de Pinera est le fruit à la fois de la période Pinochet avec le laboratoire du libéralisme ( pour casser le « laboratoire du socialisme chilien ») et aussi celui de la période Bachelet : car sous la socialiste Bachelet, le Chili était le 2ème pays le plus inégalitaire de la planète ! Elle était populaire par son aura, mais elle menait une guerre de classe à l’envers d’Allende, et n’a extirpé en aucunes façons le fond fasciste qui attendait son heure pour revenir ...
Quand Mme Bachelet se permet des critiques à l’encontre d’un président courageux, qui lui, se bat les classes populaires, et est combattu pour cela, elle devrait commencer par balayer devant sa porte.
A part ça, les discours de Macron et de Pinera sont étonnamment proches en matière de répression du mouvement social. Ils ont dû manger aux mêmes rateliers///