Le problème des taux négatifs destinés à soutenir une
monnaie en péril, c’est que même les investisseurs à la base du système sont
dupés et qu’ils n’aiment pas ça. C’est une technique de fuite en avant sans
lendemain.
En 1979, les taux au jour-le-jour du marché monétaire
suisse, qui étaient déjà proches de zéro, sont devenus négatifs pendant
plusieurs jours à la suite d’une intervention massive de la Banque nationale
suisse sur le marché des changes pour enrayer la dépréciation du franc suisse ;
Ce phénomène a eu une incidence sur les dépôts des
particuliers (souvent étrangers) rémunérés traditionnellement chaque trimestre,
avec une marge pour la banque de l’ordre de 1 à 2 %, dès que les taux
monétaires sont devenus inférieurs à la marge. La Confédération suisse a dû en
toute hâte légaliser ce prélèvement car il était trop tard pour modifier les
programmes informatiques lorsque l’on s’est inquiété de cette dérive d’une
rémunération négative !