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Séraphin Lampion Séraphin Lampion 4 novembre 2019 10:51

@Fifi Brind_acier

Quand elle s’exprime, ce qui est rare car il s’agit d’une pratique non avouable puisque majoritairement clandestine et confiée à des organisations maffieuses, la justification de l’immigration présente comme argument l’existence de plus ou moins 300 000 emplois (peu importe le nombre) non pourvus et cela malgré 3 millions de chômeurs (sous-entendu : "les chômeurs français sont des fainéants qui ne veulent pas travailler"). Il faut donc faire venir des étrangers qui acceptent les conditions proposées par les employeurs.

Or, si ces emplois ne trouvent pas preneurs, c’est parce que la rémunération proposée est insuffisante eu égard aux conditions de travail,. Il suffirait d’augmenter les salaires dans ces filières pour régler le problème. Ceux qui se plaignent de cette situation sont pourtant les premiers à parler de « marché du travail » et à réduire le  dernier à une marchandise.

Or, ceux qui vénèrent la « loi du marché » lorsqu’elle les arrange (c’est-à-dire quand elle tire les salaires vers le bas) la refusent et la contournent si elle risque de diminuer le rendement du capital. Le véritable objectif de l’immigration est de faire venir des personnes qui acceptent de travailler dans des conditions moins favorables que celles revendiquées à juste titre par les salariés locaux mais  supérieures à ce qu’elles trouveraient dans leur pays d’origine. C’est ce qu’on appelle fausser la loi du marché.

Cet appel à l’immigration déguisé sous des oripeaux humanitaires ne concerne d’ailleurs que les activités ne pouvant pas faire l’objet de délocalisation, procédé encore plus intéressant économiquement pour les puissances économiques du « marché libre ».

Si l’UE est l’outil réglementaire qui encadre cette arnaque, l’arbre de transmission, elle n’en est pas le moteur. Le moteur c’est le système économique dit « ultra-libéral », pour ne pas dire libertarien, issu de l’école de Chicago. Sortir de l’UE sans remettre en cause ce système ne résoudrait pas la question : les dirigeants français formatés par le moule des « young leaders », qu’ils soient roses clair ou bleu pâle, ont monté qu’ils étaient tout-à-fait capables de mettre en pratique les leçons apprises à Washington, Seattle ou Dallas sous les projecteurs d’Hollywood.


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