@Eric F
L’Etat intervient dans l’économie à la manière d’un actionnaire majoritaire qui pratiquerait l’ingérence, disposerait de tous les leviers de commande et se placerait en situation de conflit d’intérêts ou d’ABS.
ie : l’affaire du Credit Lyonnais, et plus récemment le conflit dévastateur Renault-Nissan (rappelons que c’est à la suite de la décision de doubler les droits de vote de l’Etat actionnaire, attribuée à la volonté de E Macron, que les relations sont cristallisées entrainant une riposte de l’appareil d’état Nippon)
L’affaire Renault-Nissan est riche d’enseignements (EDF, VEOLIA, le seraient aussi comme le furent un temps ELF, TOTAL, CANAL PLUS ...) notamment en raison toutes les filières de financement de partis ou personnalités politiques qui se pratique travers de filiales off shore, associations, contrats de consultants attribuées en toute opacité., ou plus simplement contrats de concession de service public.
Le système bancaire dont les postes de présidence s’échangent régulièrement avec celui de secrétaire général de l’Elysée ou de Matignon est un autre cas école.
La fiction de la neutralité de l’Etat et des appareils politiques, notion activement contestée avant la prise de pouvoir par le PS (dont le principal succès fut de stériliser les luttes sociales et d’introduire les préceptes néo-libéraux atlantiques en France) s’expose de nouveau à la critique de l’action politique (violence de la répression policière hors -ou sous- contrôle des GJ, collusion Justice-IGPN-Police-Ministère de l’Intérieur, dénonciations de tentatives de law-fare ..)
L’Etat intervient structurellement à la façon d’une entité monopolistique, d’un cartel, d’un corporatisme autoritaire qui disposant de tous les leviers tenterait de contraindre, par un maquis de règlementations opaques, de relations claniques ses clients, abonnés, captifs, assujettis, sujets.
Un autre aspcet des fonctions de l’Etat consiste à réunir les conditions juste nécessaires afin de maintenir la cohésion d’une nation, l’ordre républicain, la pérennité des institutions, une apparence de justice, un niveau de sécurité et de liberté tolérables par ses citoyens.
Tâches dont il s’acquitte avec difficultés croissantes, une efficacité défaillante et des succès limités.
Ils serait erroné de croire que les corporations, castes, réseaux qui composent l’ossature de l’Etat ne tirent aucun avantage de leurs statuts et carrières quelque soit leur dévouement, travers ou actes commis aux limites de l’éthique et aux frontières du délit.
L’Etat est par nature « infaillible ».
Une nation de la taille de la nôtre (démographie, économie, perspectives de croissance) confrontée à la redistribution des cartes dans un environnement géopolitique bilatéral (avec qqs apparences multilatérales) se trouve confrontée à un choix binaire :
prendre la voie d’une démocratie participative (cela tiendrait de l’exploit mais c’est un autre sujet)
soit la forme d’une dictature protéiforme (Europe de l’Est à l’époque des Soviets, d’inspiration mussolinienne ou Bolivienne)