J’ai eu l’occasion il y a quelques années de travailler comme directeur de service dans une municipalité du 93 qui dans un grand élan de générosité fut une des premières à aménager une aire d’accueil pour les « gens du voyage » comme le préconisait la Loi Besson.
On aménagea donc aux frais du contribuable une aire bétonnée avec branchements électriques, eau, douches, toilettes et lavoirs.
Il y avait une école en face : on ouvrit une classe supplémentaire pour éponger le surcroit d’élèves temporaires, de niveau très variable, comme on s’en doute. Les parents d’élèves toussèrent un peu, mais bon...
Je précise qu’il s’agissait de manouches français, généralement vanniers ou forains, avec qui les contacts furent plutôt sypathiques.
On inaugura l’aire d’accueil.
Il y avait 50 places. Au bout d’une semaine, 200 caravanes débordaient sur les champs cultivés avoisinants.
Au bout de 15 jours, branchements, tuyauteries, robinets : tout avait disparu.
Au bout de deux mois tout était détruit.
Moralité ? Y’en a pas...