Votre texte évoque ces agitateurs de prêt-à-penser comme s’ils étaient indépendants et vrais penseurs.
Moi je pense que les gens qui passent dans la lucarne sont en très très grande majorité là parce qu’ils représentent les intérêts d’un des segments du pouvoir, et oeuvrent plus ou moins consciemment à des opérations d’ingénierie sociale. Les polémiques dans les médias à ce propos ne sont que le reflet de luttes de pouvoir, et une véritable analyse de ces réactions doit faire fi du supposé « courage », de la « sincérité » ou de la pertinence desdits intervenants. Ceux qui dérangent vraiment les pouvoirs ne passent jamais ou quasiment jamais dans la lucarne.
Après, je vous rejoint pour dire que les tactiques de stigmatisation employées par les médias sont pénibles, nulles, odieuses, mais elles donnent en fait une bonne idée de la nature du pouvoir qui diabolise les oppositions, et si ça ne marche pas tabasse et mutile.