La métaphysique de la lumière est-elle accessible à l’être
humain ?
L’homme ne peut se projeter a fortiori se transcender dans un domaine
qui lui échappe totalement. Et l’auteur de cette analyse est dans cette
posture extrêmement difficile à s’y maintenir. Il devient un esprit pur
qui voyage dans l’Esprit de l’Essence, et cette Essence fait lui dire
tout ce qu’il veut qu’elle lui dise. Un peu comme si Elle accompagnait
un enfant voguant da la pure abstraction qui le dépasse.
il veut théoriser sa pensée sans qu’il ne prenne conscience qu’il
doit avant d’aller à la métaphysique d’un phénomène, dans ce cas c’est
la « lumière », il est astreint pour y répondre de savoir le phénomène
lui-même « Qu’est-ce que la lumière ? ».
Et c’est capital s’il veut maîtriser la pensée qui cherche à aller au
fond du phénomène. C’est la voie qu’oblige tout scientifique pour que
ce qu’il énonce soit objectif et rationnel. Sinon, il se perd dans la
subjectivité et se retrouve à tourner en rond, sans qu’il ne prenne
conscience qu’il est dans l’erreur. L’erreur devient alors conscience
d’être sans être dans les choses. En un sens, voguer dans l’irréel non
pas voulu, mais imposé par l’Essence.
Par conséquent, l’auteur doit d’abord définir la « lumière ». Et la
lumière n’est pas ce que donne une lampe électrique, ou les rayons
lumineux d’un astre, le soleil, ou réfléchis par la Lune lorsqu’elle est
éclairée. Ou que c’est une onde lumineuse, photonique, et qui, en tant
que vibration corpusculaire a une fréquence d’oscillation, une amplitude
et une vitesse de déplacement. Ce n’est là que le côté descriptif
physique, anatomique et non la fonctionnalité de la « Lumière » dans
l’esprit humain.
Et c’est cela que l’auteur évacue, ne prend pas conscience que la
« lumière » d’abord en elle-même est transcendantal. C’est elle qui
illumine l’esprit humain, cette lumière qu’il voit est ce par quoi il
est. Sans la lumière « essentielle », il n’est pas. Toute son existence,
l’homme la doit à cette physique de la lumière.
Par conséquent de la métaphysique de la lumière vient après. Et il n’a point besoin de citer des auteurs à tout bout de champ parce que le désir de l’auteur est d’arriver à cerner, mais il ne cerne pas la lumière en tant que telle dans sa transcendance, il évoque d’autres auteurs et qui n’indique rien qui puisse éclairer sinon à embrouiller encore plus l’esprit de l’auteur.
Ce jugement fait à la lecture de l’article n’est pas de diminuer la pensée de l’auteur mais simplement de lui montrer ce qui manque.