@CBZ1310
Re-Bonjour
CBZ1310,
En
vous relisant, je ne peux m’empêcher d’être d’accord sur les
concepts généraux, sans cependant pouvoir vous suivre complètement.
Ainsi :
<
point de vue
est bien trop partiel.>
Oui,
ce que j’écris est un point de vue bien partiel. Il ne peut en être
autrement.
Tout
d’abord, il ne s’agit pas d’une Thèse, qui ne serait d’ailleurs
- elle aussi- qu’une vue moins partielle que mon déjà long article.
Ensuite, il est partiel car j’ai parfois choisi de me placer ’’en contraste’’ sans être
agressif.
Enfin,
je ne peux en si peu de lignes traiter du Global : de la douzaine de grands
Courants/ Branches du Judaïsme et du Christianisme. Sans parler des
innombrables ’’chapelles’’. Car, s’ils ont tous cette base de l’A.T.,
ils ont produit une foule d’autres textes différents entre eux,
agrémentés pour chacun d’une nuée d’exégètes qui s’efforcent
d’en ’’clarifier’’ le sens.
<une
vision partielle … des conclusions fausses … des contre-vérités>
Là
aussi, je ne puis qu’être d’accord sur le principe.
Mais,
je pense avoir mal formulé la chose dans l’article, car c’est le problème que
j’essayais précisément d’évoquer quand je parlais des énormes
risques de malentendus.
Ainsi,
j’ai pris sans aller plus loin un texte du Lévitique qui
dit : « Vous
traiterez l’étranger en séjour parmi vous comme un indigène du
milieu de vous. » Cette
formulation suggère que l’étranger qui n’est pas ’’en
séjour parmi vous’’ n’aurait
pas les mêmes droits/ obligations (en termes politiques, religieux,
juridiques, économiques).
Il
est vrai que l’on peut choisir de lire ce verset de manière neutre.
Et d’y adjoindre d’autres textes qui clarifient explicitement
que ’’le prochain’’ c’est tout le monde humain. Ou presque, car Rom.
10:11-12 dit « Quiconque
croit en lui ne sera point confus.
Il
n’y a aucune différence, en effet, entre le Juif et le Grec,
puisqu’ils
ont tous un même Seigneur (...). »
’’Le Grec’’ s’entendant ’’le prochain’’ générique. Resterait le
’’puisqu’ils ont tous un même Seigneur’’ qui
peut être compris « qu’ils le reconnaissent ou non », je
suppose.
Mais
tout le monde ne voit pas les choses de cette manière. ’’Le
prochain’’ de la Bible n’est qu’une des catégories mentionnées. Il
y a aussi ’’le frère’’, ’’l’enfant de ton peuple’’, le ’’citoyen’’,
’’le réfugié/ immigré’’, ’’l’idolâtre’’, ’’l’étranger’’,
’’l’étranger converti’’,... qui, dans le monde d’alors (et d’aujourd’hui, ici ou là) ont le sens correspondant à une structure sociale où chaque catégorie a des droits et des devoirs spécifiques dans tous les domaines ; religieux, politique, juridique, économique.
Car,
si certains ont le N.T. en plus de l’A.T., d’autres ont -par exemple et entre autres- le Talmud. Et il y a plusieurs
écoles Talmudiques.
Ainsi,
l’attitude à tenir vis-à-vis des ’’enfants de ton peuple’’ est
différente de celle retenue pour ’’les autres’’. Y compris en matière de
justice ou de solidarité.
De
la sorte, le verset que j’ai cité « (…) Tu
aimeras ton prochain comme toi-même. (...) »
doit ici comprendre le prochain comme ’’celui qui suit les mêmes règles
religieuses’’. D’où des malentendus énormes parmi les
Judéo-Chrétiens qui lisent les mêmes Versets. Surtout quand cela est mis en oeuvre sur le terrain.
Lire
un intéressant et bien construit Article sur ces sujets :
https://www.cairn.info/revue-pardes-2012-2-page-115.htm
En
résumé, c’est (entre
autres, car les Chrétiens US ont aussi leurs spécificités)
ce à quoi je pensais quand j’écrivais que La
diversité des vérités ne renforce pas la Vérité
Judéo-Chrétienne...
sans vouloir alors mettre les pieds dans le plat.