Leur seule obsession, c’est que la peur change de camp, parce que ce sont eux qui ont peur, peur que la grande bouffe s’arrête.
Et ils croient qu’ils pourront retrouver la quiétude en transférant leurs angoisses.
Ils fonctionnent comme s’ils étaient en train de se noyer et ne savaient pas nager. Alors, ils appuient sur la tête de ceux auxquels ils avaient ficelés les chevilles et les poignets depuis plusieurs générations pour essayer de garder la tête hors de l’eau, sans se soucier des noyades qu’ils provoquent autour d’eux et sans comprendre qu’ils couleront eux aussi quand tout le monde sera au fond.