Notre pays est en train de crever parce que les Français ne sont toujours pas fichus de faire la part entre leur petite liberté individuelle et ce qu’on appelle l’intérêt général.
Parce que figuez-vous qu’il existe des cas où l’intérêt particulier doit passer après l’intérêt général, parce qu’une société doit être pensée collectivement si elle veut tout simplement vivre. Les individus tout seuls ne sont rien, et ont besoin des autres. C’est l’une des raisons pour lesquelles on enferme les individus dangereux, pour protéger la société. C’est la raison pour laquelle on n’a pas le droit chez nous de se balader avec des armes, ou de faire commerce de produits dangereux. C’est la raison pour laquelle on doit respecter certaines règles, telles un code de la route par exemple.
La santé est un autre de ces cas. A certains moments, pour protéger l’ensemble de la société, il faut imposer des mesures sanitaires telles que la vaccination ou la quarantaine, ou aujourd’hui un petit bout de tissu sur le nez. Bien sûr qu’on s’en passerait, bien sûr qu’elles doivent rester ponctuelles, mais les critiquer parce qu’elles sont attentatoires à la liberté individuelle est du délire
Personnellement, porter un masque me dérange au plus haut point. Je déteste, pour plein de raisons, mais sûrement pas parce que j’estime qu’il y a atteinte à ma petite liberté d’aller et venir en postillonnnant mes microbes et mes virus sur des personnes plus fragiles que moi. Je ne suis ni médecin ni infectiologue, et si je trouve personnellement que porter le masque tout le temps est exagéré, qui suis-je pour contester en pratique cette mesure, alors que même les spécialistes ne sont pas d’accord ? Au final, mieux vaut jouer la prudence, parce que je ne suis pas seule en cause, et que je pense aux autres, pas juste moi et mon nombril.
Un jour, cette pandémie ne sera plus qu’un souvenir, et à l’heure du bilan, gageons que le virus et la bêtise humaine auront fait plus de morts qu’une mesure somme toute bien acceptable comme le simple port transitoire d’un masque. Dans le Larzac tout récemment, je n’ai pas vu des personnes éprises de liberté en train de danser, mais des inconscients sacrément égoïstes.