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franc3704 25 avril 2007 09:51

le débat vaut, aussi, d’être conduit sur le thème de la sécurité des Français : Dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2004, vers minuit 1/4, des amis venaient de partir. Je sors arrêter le chauffage. Dans la nuit noire, sortant du local, je reçois des coups et me retrouve, au sol, estourbi. Ma femme entendant des bruits arrive dans la cuisine, au moment où 3 cagoulés rentrent, le 4ème, derrière, me tirait, au sol, par la cravate. un torchon arraché sert de lien pour les mains de ma femme. 2 d’entr’eux font le tour des pièces, sans un mot d’échanges, et cassent tout, retournent tout, boîtes, tiroir, à la recherche d’argent et de coffre fort. Le cagoulé de ma femme parle beaucoup, simule le viol sans, heureusement, aller au bout, la gifle, la menace, en français de chez nous. Le mien tape ce qui a pour effet de me réveiller et je lui indique ma caisse de marché, dans un meuble. Nous n’avons pas de coffre fort. Il prend les billets, me lie les mains dans le dos avec ma cravate et me met dans la salle d’eau. J’arrive à me délier, saute par la fenêtre et cours chez le voisin qui, au bout d’un temps bien long pour moi, ouvre. J’ai, évidemment, du sang partout avec la joue, sous l’œil droit, ouverte. Ma femme me rejoint. Appel des gendarmes, le chef de gendarmerie de Marle arrive 7 minutes après, difficile de faire mieux. Prise en charge successive d’ambulanciers charmants, du service des urgences, attentionné, et d’un médecin de garde qui me recoud, à chaud, de la brigade de recherche et de la brigade scientifique, très professionnels et rassurants, de l’hôpital qui trouve une chambre avec 2 lits libres. A ce jour mes cagoulés n’ont toujours pas été arrêtés. En disant cela je ne m’en prends pas particulièrement à la brigade de recherche de la gendarmerie ; elle travaille avec les indices recueillis et lorsqu’ils sont minces, pas facile. Pourquoi je raconte tout çà ? Parce que vivre la violence en situation conduit à chercher à mieux comprendre les disjonctions de notre société. 1ère sensation : la société, globalement fonctionne. les gendarmes sur place en 7 minutes : difficile de faire mieux ; Et puis la chaîne de secours aux victimes, irréprochable : ambulanciers, infirmières, gendarmes, .. Ce n’est pas toujours le cas : il y a 5 ans, j’étais Maire à l’époque, j’ai attendu l’intervention de la police de permanence, en pleine nuit, 1 heure 1/2, sous la menace d’un ivrogne qui cherchait à m’embrocher avec un couteau ! Gardons notre indépendance d’esprit pour mieux dire ce qui conforte une société plus humaine et plus solidaire et dénoncer ce qui y porte atteinte, hors de l’esprit de système qui couvre toutes les atteintes inacceptables. Ce que je veux exprimer c’est que ce qui m’est arrivé, ce qui arrive dans les banlieues, contribue à détruire le sentiment de cohésion sociale et doit être combattu. Il faut rappeler que N Sarkozy, ministre de l’intérieur, crée les conditions de l’insurrection par la mise en place d’une police pour les classes privilégiées avec le repliement des forces de police vers la protection des biens au détriment d’une police de proximité dans les quartiers populaires ou en zone rurale. Les gendarmes qui enquêtaient sur mon agression appelaient çà l’effet Sarkosy. Ses manières de faire ont aussi créé un climat de suspicion vis à vis de la police, de la part des citoyens, ce qui compromet son efficacité. J’ai, par ailleurs, déjeuné la semaine dernière en face d’un Officier de Police Judiciaire qui me disait ne plus supporter, avec se collègues la pression aux résultats qui leur était imposée. Il est attaché à un commissariat d’une ville importante de province qui est parmi les mieux classées en matière d’efficacité policière et les obligations de résultat qui leur sont imposées n’en tiennent pas compte. Ils sont complétement découragés. Même en matière de sécurité, le point fort de N Sarkosy, les résultats ne correspondent pas à la réalité.


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