Je connais une femme, fille d’immigrants italiens qui s’était mis dans la tête que ses parents avaient fui le fascisme par convictions et même que la tête de son père était mise à prix per les sbires de Mussolini..
Sa fille est allée enquêter dans le village d’origine de ses grand-parents et elle a découvert une toute autre vérité.
A son retour en France, elle n’en a rien dit à sa mère, âgée, pour lui laisser ses illusions.
A quoi bon vouloir connaitre la vie privée passée des gens ? Ce qui compte, c’est l’affection réciproque qui peut exister. Si cette affection n’existe pas, il faut mettre des distances. Inutiles de vouloir régler des comptes ou réhabiliter des saints martyres. Ces pratiques ne sont que les symptômes d’une mauvaise digestion.