@Kamal GUERROUA
Parce qu’on rapporte en ce moment des témoignages d’anciens de la guerre d’Algérie, je veux compléter le mien ci-dessus.
L’officier qui me nomma “instituteur“ était celui qui, à la base-arrière, dirigeait le SAS, Service d’Action Sociale. Il était estimé de beaucoup de français parce que, disait-on, ancien SS nazi reconverti dans l’armée française il avait, seul, la nuit, été massacrer à la mitraillette toute la famille d’un kabyle soupçonné d’avoir commis un attentat.
Près de “mon“ école était la mechta d’une belle femme kabyle dont l’armée française avait fait l’infirmière du village, pour ses habitants comme pour notre compagnie. Elle était toujours de bonne humeur, chantait et riait beaucoup. Un jour arriva un renseignement qui la disait complice du FLN. Elle fut descendue en base-arrière pour y être interrogée. L’officier qui, avec quelques soldats l’avait accompagnée déclara, à son retour sans elle : La salope, elle a pas parlé, il a fallu l’achever.
L’infirmière kabyle est entrée, depuis, dans mon Panthéon personnel, aux côtés de Jésus de Nazareth et de Jean Moulin.