« Au
passage, elle se garde bien de nous dire combien de milliards l’état devra
payer aux sociétés exploitantes des autoroutes françaises au titre de
dédommagement. »
Connait-elle
le préambule de la Constitution de 1946 qui interdit aux autoroutes de sortir
de la collectivité parce qu’elles sont un service public national et un
monopole de fait ?
« Tout bien,
toute entreprise, dont l’exploitation a ou acquiert les caractères d’un service
public national ou d’un monopole de fait, doit devenir la propriété de la
collectivité. » (préamb consti 1946)
Ça veut dire que les
autoroutes, les chemins de fer, les aéroports, l’eau, le gaz, l’électricité, la
poste doivent réintégrer la propriété de la collectivité sans tambour ni
trompette.
Il n’y a donc pas à
tortiller du cul mais à marcher droit comme la Constitution française les y
oblige.
La collectivité doit
reprendre les autoroutes sans indemniser qui que ce soit car la Constitution ne
permettait pas leur privatisation.
Un Président de la République digne de ce nom
trancherait cette subtilité dans le sens du texte pour affirmer son obligation
de garantir le respect de la Constitution :
« Le Président de la République veille au
respect de la Constitution. » (Art.5 Constitution de 1958)
Les sociétés d’autoroute n’ignoraient pas
cette loi qui ne leur permettait pas de s’attribuer des biens appartenant de
droit à la collectivité. Nul n’est censé ignorer la loi.