Il suffit de consulter Wilipédia pour apprendre qu’après de nombreuses fluctuations au cours des millénaires
précédents, la Mer de Glace a atteint son maximum vers 1730, puis en 1825 et
1852, années où elle s’est arrêtée juste avant le village des Bois, en y laissant
une moraine frontale bien visible et un bloc erratique portant l’inscription
1825.
Depuis, le glacier a connu une phase générale de recul
rapide vers 1870, 1910 et 1940-1960, et seulement interrompue par des avancées
mineures vers 1890, 1920 et 1969-1988.
Des mesures systématiques menées parallèlement au glacier
des Bossons, au glacier d’Argentière et au glacier du Trient en Suisse à partir
de 1860-1870 montrent que la Mer de Glace est, parmi ces quatre glaciers, celui
où les crues ont le temps de réaction le plus lent, en raison de sa longueur.
Il faut environ sept ans pour qu’un épaississement au niveau de Trélaporte se
répercute aux Mottets. Au début des années 2000, le glacier perdait en moyenne,
chaque année, de quatre à six mètres d’épaisseur et une trentaine de mètres en
longueur. Entre 1905 et 2005, la Mer de Glace a perdu 120 m d’épaisseur. Depuis
1830, elle a perdu 2,5 km de longueur et plus de 150 m d’épaisseur.
Ça n’est donc pas un phénomène nouveau.