J’ai déjà placé ce commentaire chez Rakoto, mais il s’applique aussi ici, alors voila : le rôle des familles a été crucial.
Quand un gamin venait à se plaindre qu’il avait été tripoté par le
curé, trop souvent sa mère ou son père lui en collait une en l’engueulant (t’as pas
honte de dire des trucs pareils ?).
Et aussi, encore aujourd’hui, combien de petites filles viennent dire
à leur mère que papa lui fait des choses, et la mère plonge dans un
déni sidéré pour préserver la cellule familiale ? (de moins en moins heureusement !)
On appelle ça la dissonance cognitive. Les abus, ça colle pas avec le
rôle d’un père, religieux ou pas, et par conséquent ça ne peut pas être
vrai.
Faut-il par ailleurs rappeler que l’écrasante majorité des abus
sexuels sur mineurs se font au sein des familles (ce qui n’excuse
aucunement l’Eglise ceci dit) ?