Ahmed Mansour Mohammed al Roken et Mohammed al
Mansoori mais aussi Nasser bin Ghaith sont toujours en détention aux Émirats
arabes unis. La liberté d’expression y est limitée et des mesures ont été
adoptées pour réduire au silence les habitants qui émettaient des opinions
défavorables aux autorités à propos de la gestion de l’épidémie de COVID-19 et
d’autres thèmes sociaux et politiques. Un certain nombre de détenus n’ont pas
été libérés après avoir purgé leur peine, sans justification judiciaire.
Les autorités émiriennes interdisent toute opposition
politique placent en détention les personnes qui contrevenaient à cette
interdiction. La plupart des 69 personnes qui avaient été condamnés en 2013, à
l’issue d’un procès collectif à une peine d’emprisonnement pour avoir cherché à
faire changer le système de gouvernement purgent toujours leur peine.
Les Émirats arabes unis continuent de détourner des
armes et des équipements militaires pour les transférer à des milices au Yémen
et fournissent des armes à l’Armée nationale libyenne autoproclamée, violant
ainsi l’embargo des Nations unies.
Des agences gouvernementales à Doubaï et à Ajman ont
averti qu’elles poursuivraient en justice les personnes qui feraient circuler
des informations concernant le COVID-19 jugées trompeuses par les autorités.
Ces agences ont annoncé par la suite avoir engagé des poursuites à plusieurs
reprises.
Selon la législation émirienne, les femmes ne sont
toujours pas considérées comme les égales des hommes. Les femmes mariées doivent
« s’occuper de la maison » car il s’agit d’un « droit » octroyé à leur mari par
l’article 56.1 de la Loi relative au statut personnel.
Les tribunaux continuent de prononcer des
condamnations à mort contre des étrangers accusés d’infractions graves et
violentes.
Mais ce ne sont pas des talibans qui gouvernent, alors
c’est bien.