Dans ce débat que vous avez si bien analysé, Sarkozy a une fois de plus, reconnaissons lui ce mérite, fait un hommage (du vice) à la vertu lorsqu’il a dit à Mme Royal que la capacité à garder son calme faisait partie des qualités nécessaires à un chef d’état.
En effet, Ségolène a manqué la réplique qui eût fait mouche, si elle avait répliqué qu’en l’occurrence il parlait pour lui !
On a dit que c’était un débat de premiers ministres. C’est faux, et Ségolène Royal, qui avait préparé un débat de présidentiables, est tombée dans un piège, dont elle s’est d’ailleurs sortie fort bien.
Quel était le piège ? Sarkozy n’est pas un vrai présidentiable, et la démonstration en a été faite : il a du se présenter comme un bon élève, calme et gentil bien que prometteur. Il s’est présenté en candidat premier ministre.
Qui est le vrai Sarkozy ? Celui qui harangue les foules en s’adressant aux instincts les plus bas de l’homme, ou l’hypocrite qui n’ose pas regarder la maîtresse en face, tout en lui donnant en douce, des coups de pieds de l’âne en regardant ailleurs ?
Qui imagine un individu pareil dans les instances internationales pour représenter le France ? A part pour trahir son pays, comme il l’a déjà fait, peut-être ?