Tout à fait vrai,
mais un peu succinct quand même !
Où je bossais, en
plus, par exemple :
Être auprès du
patient quand le toubib annonce : paralysie définitive, « fin du
voyage » (direction soins palliatifs), etc….et si le patient n’est pas
conscient à ce moment-là, on est avec la famille du patient (« conférence
de famille »), à essayer, comme on peut, de rendre tout ça un peu moins
brutal
Être avec le
patient quand celui-ci « craque », n’a plus d’énergie pour faire face
aux tests, aux opérations, aux efforts quotidiens, comme respirer par lui-même quelquefois
5 minutes par heure débranché du respirateur (pour requinquer le diaphragme et
muscles inter costaux etc…)
Les exemples
prendraient des pages…..
Ah, j’oubliais :
en plus d’éviter que les patients instables passent de l’autre coté (préparer
les drogues et infusions d’urgence), décider d’appeler un « code » (mesures
de ressuscitation) et passer des heures à « stabiliser » le patient,
etc…
Et aussi, oui,
nettoyer les diarrhées à répétition, (mais c’est plutôt positif dans un sens, ça
fonctionne encore !)….
Sinon il y a
aussi les toilettes mortuaires, bon, je passe…
Les infirmières
sont les témoins du meilleur et du pire de l’humanité, et ont le privilège
(oui, privilège, du moins quand ils/elles aiment leur métier) d’essayer d’aider
des êtres dans leur état le plus vulnérable à recevoir les soins nécessaires
avec respect, amour et dignité.
Les « vrais »
soignants se reconnaîtront, un grand salut à eux tous.
PS Une fière d’avoir nettoyé beaucoup de culs (et autres) !