@titi
Bonjour.
A propos de l’exploitation de l’uranium en Afrique :
cf. ci-après :https://www.agenceecofin.com/dossier/1709-91608-longtemps-boude-pour-son-passe-le-nucleaire-revient-en-grace-pour-le-bonheur-des-producteurs-africains-d-uranium
Comme l’indique l’édition 2021 du Nuclear Fuel Report, « un
certain nombre de projets à des stades très avancés de développement
[attendaient] une amélioration de la situation du marché de l’offre et
de la demande pour commencer à produire de l’uranium ». Une affirmation qui se vérifie déjà depuis quelques mois en Afrique.
Les prix de l’uranium s’envolent, dopant les
cours des actions des sociétés qui opèrent dans ce domaine. D’ailleurs,
la hausse commence à attirer les regards au-delà de la sphère des
professionnels. https://t.co/7WUI0MhBAO
— Cyrille RESTIER (@CyrilleRestier) September 16, 2021
Au Niger, par
exemple, leader africain de l’uranium, la compagnie minière Global
Atomic (Canada) compte lancer la construction de la mine Dasa début 2022, selon
des propos tenus par son PDG Stephen Roman en mars dernier. L’évaluation
économique préliminaire publiée en avril 2020 estime que, dans une
première phase d’exploitation de 12 ans, le projet peut livrer
annuellement 4,4 millions de livres d’uranium à un coût global de
18,39 $ la livre. Alors que la production nationale du Niger est passée
d’un pic d’environ 5000 tonnes en 2012, à moins de 3000 t fin 2020, la
mine Dasa pourrait permettre au pays d’augmenter sa production et
possiblement ses parts de marché sur l’échiquier mondial.
Au
Niger, par exemple, leader africain de l’uranium, la compagnie minière
Global Atomic compte lancer la construction de la mine Dasa début 2022,
selon des propos tenus par son PDG Stephen Roman en mars dernier.
Au Sud du
continent cette fois, c’est la Namibie et le Malawi qui devraient être
les principaux bénéficiaires du regain d’intérêt pour l’uranium. Paladin
Energy (Australie) relance actuellement son projet Langer Heinrich placé en régime
de maintenance et entretien en 2018. Toujours en Namibie, Bannerman
Energy (Australie) a publié en août une étude de préfaisabilité pour son projet
d’uranium Etango, une étape qui la rapproche davantage d’une décision
d’investissement et du lancement des travaux de construction d’une
exploitation minière.
Au Malawi,
les ambitions nationales reposent sur Lotus Resources (Australie, encore) et son projet
Kayelekera. Le gouvernement a approuvé ce mois le renouvellement du
permis minier de la société, ce qui donne le droit à Lotus d’exploiter
les gisements jusqu’en 2037. Selon une étude exploratoire publiée en
octobre dernier, elle n’aura besoin que de 50 millions $ pour lancer la
production, car il s’agit d’une mine existante, où la production a été
suspendue en 2014.
Le thorium est un élément faiblement radioactif facile d’accès. Il représente une alternative intéressante à l’uranium https://t.co/K44YDaDvHt
— Heidi.news (@heidi_news) September 15, 2021
Il ne faut
pas oublier l’Afrique du Sud, seul pays du continent à posséder une
centrale nucléaire. Avec ses 433 364 tonnes de réserves prouvées en
2010, soit 7% des réserves mondiales connues à l’époque, le pays a aussi
un rôle à jouer. Tirer au maximum profit du retour de la demande devra
être le mot d’ordre pour tous les États concernés, car on n’est jamais à
l’abri d’une 3e tragédie qui pourrait à nouveau faire
plonger le secteur. Ou de l’émergence d’une alternative à l’uranium. Le
thorium, par exemple...
Renaud Bouchard