@njama
Le théologien Joseph Ratzinger, qui n’apprécie
guère la théologie de la libération, est tout à fait cohérent et le restera,
sur ce point, quand il deviendra cardinal, puis pape.
Pour lui (comme pour son successeur au Vatican) la
théologie de la libération, dans la commune volonté d’aider les peuples les
plus démunis à sortir de leur misère, ressemble trop à la théorie de l’athée
Karl Marx. Mais aussi, plus généralement, la réserve exprime bien la primauté
accordée par l’Église et par la chrétienté à la « Parole abstraite de Dieu » plutôt qu’à la réalité de
l’injustice humaine.
Depuis presque 2000 ans les
« chrétiens » prétendent pouvoir, en même temps, croire en une « bonne interprétation » des
massacres commandés par leur Dieu
dans l’Ancien Testament et travailler à détruire cette injustice !
Il n’est toujours pas trop tard, pour les
chrétiens, de choisir enfin l’amour vrai
de l’humanité, mais il leur faut de la lucidité et du courage.