Au-delà des outrances empreintes d’une fausse naïveté
auxquelles l’auteur nous a habitués, il n’en reste pas moins une réalité :
la « résurrection » de l’église orthodoxe en Russie ainsi que l’emprise
que cela implique sur les masses.
Pendant les 73 ans qu’a duré l’Union Soviétique, les
bien-pensants occidentaux n’ont eu de cesse de dénoncer l’éradication du
phénomène religieux par un régime « matérialiste » (une horreur pour
les Maccartistes dont le président prête serment sur la bible le jour de son
investiture).
Alors de deux choses l’une :
- ou bien on leur a foutu la paix pendant ces 73
ans etles popes ont continué leur business, tout comme les croyants ont
continué leurs prières.
- ou bien
les croyances et les superstitions sont impossibles à éradiquer et le clergé
est une structure qui renait des ses cendres d’une manière aussi spectaculaire
que le phénix.
Quoi qu’il en soit, dans cette histoire, le moins que l’on
puisse dire, c’est qu’il y a du flou.
Pourquoi ne pas s’en tenir aux trafics mafieux et aux ventes
d’armes, de pétrole et de gaz sans passer par la case « dollars »
pour expliquer la guerre en cours qui dépasse l’Ukraine ?