« Nous pouvons le refaire » est l’un des slogans phares de la Russie poutinienne.
Cependant, après avoir regardé l’ensemble des festivités du Jour de la Victoire qui se sont déroulées hier à Moscou, y compris les très longs défilé militaire et discours du Tsarévitch, je ne suis pas du tout persuadé que cela soit à portée de la main des Russes.
L’on sait que depuis l’ère communiste, il existe des troupes, des avions, des chars et des missiles qui ne sont pas sous les drapeaux pour faire la guerre, mais qui existent uniquement pour parader dans les rues, et plus particulièrement le 9 mai.
Reste qu’hier ils sentaient tous la naphtaline. Les sourires des jeunes soldats censés être identiques et parfaitement alignés, personnifiant le tous ensemble du héros slave invincible, et partant rassurant, ressemblaient davantage à des postures de bal masqué qu’à la fierté d’un rouleau compresseur en marche.
La foule avait beau chercher dans le ciel pour y admirer les chasseurs, les bombardiers et les hélicoptères d’assaut auxquels elle est habituée, elle ne les y trouva pas. La traversée du ciel moscovite était cette année réduite à un strict minimum ; pas même de quoi donner le change, pour une Armée de l’Air incapable, après deux mois et demi de conflit, de s’assurer la maîtrise de l’éther et de l’interdire aux Ukrainiens.
Le tyran avait mauvaise mine !