L’auteur écrit :
« La France était à la pointe de toutes les
technologies, avec son nucléaire civil et militaire, son TGV, ses paquebots
géants, ses sous-marins nucléaires, ses mirages, Ariane, la Caravelle… »
Sauf que :
- le TGV n’est pas le turbotrain (TGV01), élaboré
en 1971, qui était à traction thermique et dont l’énorme quantité d’énergie
cinétique dissipée pour le freinage à haute vitesse n’était pas récupérée, alors
qu’elle l’est avec le TGV actuel, lequel a vu le jour à cause du choc pétrolier
de 1973. Le turbotrain n’a donc été qu’un prototype abandonné pour inadaptation
à l’évolution des ressources énergétiques. Le lancement du nouveau projet (électrique)a
été confirmé en 74 par Pompidou. Le
service commercial TGV ouvre au public entre Paris et Lyon le 27 septembre 1981.
Les trente glorieuses se situant de 1945 à 1975, on n’est pas dans les clous.
- la construction de paquebots géants pour des
compagnies de croisières américaines dans le Caraïbes a commencé en 1983 à
Saint-Nazaire, en utilisant la cale conçue pour le France et abandonnée faute de débouchés commerciaux
pour les traversées transatlantiques devenues obsolètes avec l’arrivée des avion
gros porteurs. C’est d’ailleurs pourquoi le destin du France a été aussi
pitoyable au point d’en faire pleurer Sardou lui-même.
- après l’échec du lanceur Europa en 1971, le
programme Ariane a été lancé en 1973 à Bruxelles, où les pays de l’UE (à
laquelle venait d’adhérer le Royaume Uni) sont parvenus à un accord qui
permettait de financer simultanément les projets préconisés par les principaux
participants. Le premier vol a eu lieu le 24
décembre 1979.
- on pourrait ajouter les mésaventures du Concorde,
réalisation reposant sur les mêmes erreurs de positionnement que le France.
Je vous laisse la réalisation des Mirages dont le seul
client en France est l’Etat, mais qui est le fait d’une entreprise privée. Les
ingénieurs français ont en effet fait la preuve de leurs compétences. On ne peut
pas en dire autant des stratèges géopolitiques gouvernementaux qui n’ont jamais
fait les bons choix pour assurer l’avenir.