L’économie russe tient par les exportations de matières premières à l’étranger et notamment en Europe.
Avec un prix du baril de pétrole qui s’envole (107,96 dollars au 19 mai), la Russie reste pour l’instant assurée d’avoir de fortes entrées de devises pour maintenir son rouble à un niveau élevé. En sachant que le pays a dû consentir des rabais importants pour écouler ses stocks, notamment auprès de la Chine ou de l’Inde.
MAIS
— L’embargo européen sur le pétrole russe, actuellement discuté entre les Etats membres de l’Union européenne, pourrait faire dérailler cette mécanique et fragiliser le cours du rouble.
— L’embargo européen sur le pétrole russe, actuellement discuté entre les Etats membres de l’Union européenne, pourrait ainsi faire dérailler cette mécanique et fragiliser le cours du rouble.
— L’inflation, ne cesse de croître depuis le début du conflit, était ainsi de 17,6% (contre 16,7% en mars), et devrait augmenter au cours des prochains mois pour atteindre un total de 18 à 23% en 2022 selon les prévisions de la BCR.
— le départ de près d’un millier d’entreprises internationales depuis le début du conflit, pour des raisons d’image ou du fait du renforcement des sanctions internationales
— Selon le Fonds monétaire international, le produit intérieur brut russe devrait diminuer de 8,5% en 2022.
Les projections de croissance de la Russie sont, pour l’heure, bien plus sombres que les discours officiels.