@Jean-Paul Foscarvel
Merci pour vos commentaires forts pertinents.
La question de la dédolarisation de la finance mondiale est absolument cruciale. En fait, tous les pays placés sur l’ « Axe du mal » coïncident de façon frappante avec ceux qui, d’une façon ou d’une autre, ont émis des velléités de sortie du pétrodollar (Irak : vente de pétrole en Euro, Libye : projet de « dinar-or », Venezuela, Iran...). Jusqu’à récemment, tout cela était « contained » à coup de carpet bombing, pendaison, baïonnette dans le cul et embargo international. Mais là, c’est la Russie et la Chine qui lancent la dédolarisation, et c’est un cran trop haut pour les moyens actuels de l’Oncle Sam...
Or, sans pétrodollar... Plus de dollar. Et sans dollar... Plus de déficit budgétaire, plus de ressources illimitées pour le Pentagone... Plop. Les USA implosent littéralement.
Ce qui se passe pour résumer, c’est qu’enfin les puissances régionales non-occidentales ont compris qu’il fallait qu’elles arrêtent de subventionner, via l’usage du dollar, la force militaire qui les oblige à utiliser le dollar... Ce genre de cercle vicieux, il suffit à un moment que quelqu’un de suffisamment fort dise « non ». Et ce « quelqu’un », d’une certaine façon, c’est Poutine (ou du moins c’est lui qui, depuis la mort de Castro et Chavez, incarne symboliquement ce grand mouvement de rébellion). D’où le torrent de haine névrotique à son égard dans le camp occidental...