En réalité, les Français ont répondu de manière très semblable à
la question de la représentation politique, aux élections
présidentielles et aux élections législatives.
Ils ont réélu Emmanuel Macron par défaut. Et ils ne lui ont pas donné de majorité absolue.
On
observe depuis des années un rétrécissement du centre politique. Et la
réémergence d’une gauche et d’une droite. Si Marine Le Pen ne l’avait
pas joué à ce point “petit bras”, la percée de la droite aurait pu être
bien plus impressionnante encore – alors que les partis de gauche ont
sans doute fait le plein de sièges en s’alliant.
Comme Eric Verhaeghe le montre,
nous allons sans aucun doute vers une crise politique puisque les
acteurs du système représentatif sont tous empreints d’une grande
raideur : non seulement “Jupiter” mais aussi Jean-Luc Mélenchon, qui
s’est montré incapable de donner un coup de pouce à Marine Le Pen au
second tour de l’élection présidentielle pour déstabiliser Emmanuel
Macron ; Les Républicains, qui assistent passivement à leur inexorable
déclin ; et Marine Le Pen elle-même, enfermée dans son incapacité à
construire une coalition.
Aurons-nous de nouvelles élections
législatives ou une élection présidentielle avant cinq ans ? Ou bien
allons-nous assister à des secousses encore plus fortes encore lorsque
surviendra, cet hiver, la crise de l’énergie consciencieusement préparée
par les sanctions à courte vue de la Russie par l’Union Européenne ? "