@gruni
"Ce n’est pas parce que le mot haine n’est pas prononcé
par le tsar qu’elle n’existe pas. Bien sûr que Poutine veut l’éclatement
de l’UE. Il lui sera toujours plus facile de manier un par un ces
peuples « décadents » que nous sommes« que devoir négocier avec l’Union. »
Pures spéculations, et d’autant plus vaines que ce n’est pas ce qu’il dit, et que vous ne prenez pas même la peine de vous enquérir de ses propres déclarations, vous contentant de conclure sur des commentaires médiatiques des plus partiaux et douteux !
Des années durant, le président Vladimir Poutine a chaque année exposé très longuement et de manière argumentée la position internationale de la Russie à l’occasion des rencontres annuelles du club du Valdaï, après quoi il répondait aux questions de la presse nationale et internationale. Alors même que de telles prestations sont loin d’être indifférentes à l’évolution de l’ordre mondial, j’ai plus d’une année été surpris qu’il n’en soit même fait ni mention ni écho dans notre propre presse, alors même que le moindre pet, rot ou mauvais jeu de mot d’un Bush, Obama, Trump, Biden ou de leurs moitiés y étaient très systématiquement et des plus abondamment commentés.
Comment voulez-vous dans de telles conditions vous fier aux médias pour vous faire une idée de l’évolution de l’ordre mondial ? Quand après moultes tentatives infructueuses de négociations avec l’Occident, le président russe se résout à - avec tous les atouts économiques, géopolitiques, géostratégiques et militaro-technologiques rassemblés dans sa main - poser ses conditions, mettre ses lignes rouges et frapper du poing sur la table -, nos malheureux journalistes ont beau jeu de nous expliquer qu’il est « fou » ou « paranoïaque », mais convenons que çà ne nous avance pas beaucoup ! 