@ Demian
Je vous avais posé une question a laquelle vous n’avez pas répondu, je vais donc la formuler différemment.
On assiste depuis une vingtaine d’années à une focalisation du public, appuyée par les grands médias, sur l’impressionnisme et ses dérivées alors que dans le même temps beaucoup d’artistes plus innovants se voient contraint d’exposer dans des lieux innapropriés ou de payer pour exposer dans des galeries qui, il y a encore quelques années, prenaient l’accrochage et le vernissage à leur charge. Je trouve trés dommageable d’arrêter ainsi le temps. On constate une évidente frilosité à l’égard de l’art qui ne serait pas inspiré directement des valeurs sûres comme justement l’impressionnisme, l’expressionnisme, le cubisme. La peur de l’abstraction est toujours une réalité depuis le crack artistique des années 90.
Alors plutôt que de sensibiliser le public à d’autres formes d’expressions artistiques pour permettre aux jeunes générations d’artistes de ne pas mourrir avant d’être nés, le monde de l’art se contente de graviter aurtour des valeurs sûres, dans le sens du poil d’un spectateur conquis d’avance ; le business aurait-il dammé définitivement le pion à la création pure, à la recherche, au risque ?
La postérité nous regarde arriver, mais j’ai bien peur qu’on ne lui repasse encore et toujours les mêmes disques...