Quand ton salaire dépend de la pauvreté, ton intérêt n’est pas de faire disparaître cette dernière. Bah non... Tu fais semblant, ça ouais... Tu joues au généreux, la main sur le coeur. Et l’oeil sur ton compte en banque. T’es un type bien, quoi. Ton pire cauchemar ? Plus assez de pauvres ! Plus assez de pauvres ? C’est moi qui le deviens ! Oq là... Pas de ça... On va la jouer fine, fais-moi confiance.
Alors ? Alors c’est très simple. Pour combattre la pauvreté ad vitam aeternam, tu l’importes du tiers-monde ! Ils ont un réservoir là-bas, je te dis pas... Au nom du Bien ! Au nom de l’antiracisme ! Mine de rien... Et tu surjoues le scandale : regardez toute cette pauvreté ! Qu’est-ce que je suis utile, quand même ! Voilà un salaire bien employé ! Le mien !
D’après la téloche, ça fait 35 ans que la pauvreté ne recule plus en France... Sans blague ? Dernière remarque : le pauvre venu du tiers-monde est le pauvre idéal pour le salarié de la lutte contre la pauvreté : quoi qu’il arrive, il reste pauvre ! Y a pas mieux.