Votre analyse du non au référundum est beaucoup trop sommaire et statique. C’est après une campagne avec un travail politique remarquable que le non l’a emporté. Ni le non, ni le oui n’apportait de réponse satisfaisante. Il s’agissait de pari par rapport à une aventure humaine formidable. Devait-on prendre, ou non, le risque d’envoyer un message fort pour modifier une trajectoire qui nous éloignait d’une europe politique par une approche idéologique du marché et de la concurrence ? Plus de la moitié des électeurs de gauche et du PS ont fait ce pari. Royal a bien compris que cela n’instaurait pas une coupure mais traduisait un fort désir d’être acteur de ce qui se construit. La vision globale et dynamique de la politique c’est ce qu’elle nous apporte là où ses collègues masculins ont une approche analytique et réductrice.
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