@sylviadandrieux
Méfiez-vous de porter des jugements hâtifs d’innocence juste par plaisir d’entâcher l’honneur de femmes.
Je
suis surprise de lire le mot hâtif dans votre commentaire car ce n’est
manifestement pas celui qui convient quand on s’attaque à la mémoire
d’un mort. Le bon mot est tardif, excessivement tardif même. Alors, je
ne sais pas si ce bonhomme en soutane a commis les crimes dont il est accusé, ce que
je sais en revanche, c’est qu’il ne pourra jamais être traduit en
justice et ne pourra donc pas se défendre comme le devrait n’importe
quel accusé dans un état de droit. Non seulement les jugements que l’on
porte aujourd’hui contre lui n’ont aucune valeur devant la loi mais ils
choquent gravement la morale républicaine. Faire le procès d’un mort
est le comble de l’abjection. Cela s’apparente à mon sens à une dégradation de
sépulture. Si les femmes qui l’accusent avaient
quelque chose à dire, elles auraient dû le faire de son vivant. Si au lieu de l’ouvrir quand il était temps, elles ont préféré la boucler, ce n’était pas maintenant qu’il est mort fallait faire. Alors ne me parlez pas de l’honneur des accusatrices. Il est ici question d’ignominie et non pas d’honneur.