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claude claude 14 juin 2007 13:36

pps pour bois-guibert et les pro- peine de mort :

voici qui devrait satisfaire votre envie de sang expiatoire :
http://www.prison.eu.org/rubrique.php3?id_rubrique=68

«  »"La peine de mort est-elle vraiment abolie en France ?

Ban Public, une association d’ancien(ne)s détenu(e)s, et Informations sans frontières, une association de professionnels de l’information, organisent l’opération « Paris parloirs » pour informer les Parisiens sur le suicide en milieu carcéral. Dans des parloirs reconstitués, les Parisiens pourront parler directement avec des ancien(ne)s détenu(e)s (longues peines) et avec des familles de détenu(e)s morts en prison. De nombreuses personnalités - candidats à l’élection présidentielle, intellectuels, médecins - sont invitées place de la Bastille le samedi 13 et le dimanche 14 avril.

En France, tous les 3 jours, un(e) détenu(e) se suicide. En 2001, 104 détenu(e)s sont passés à l’acte [1]. Après un mois d’enquête, Informations sans frontières constate que les critères de comptabilité du ministère de la justice restent opaques et que les informations sur la répartition géographique des suicides est inexistante, voire cachée.

Face au silence de l’administration pénitentiaire, Ban public et Informations sans frontières lancent le 13 avril 2002 l’observatoire du suicide en prison. A partir des informations communiquées par les familles des détenu(e)s, les acteurs sociaux, les associations, les médecins et les détenu(e)s, l’observatoire a pour mission de dresser une cartographie indispensable à une prévention plus efficace des suicides. Les informations recueillies seront consultables sur le site Internet de Ban Public : prison.eu.org. Chaque suicide fera l’objet d’un communiqué de presse adressé aux médias locaux et nationaux.

Cette action est motivée par la détérioration grave des conditions de détention. Pour la première fois, en 2002, l’administration pénitentiaire a été condamnée pour non assistance à personne en danger après le suicide d’un détenu. Alors que l’administration pénitentiaire est garante de l’intégrité des personnes incarcérées, le nombre des suicides en prison a augmenté de 200% au cours des 20 dernières années. 60% des suicidés sont en attente de jugement, donc présumés innocents, et un tiers des suicides a lieu pendant le premier mois de la détention.«  »"

http://www.secours-catholique.asso.fr/actualitefrance_237.htm «  »« Surpopulation carcérale, promiscuité, manque d’hygiène, inactivité, rupture des liens avec l’extérieur et violence latente : tel est le quotidien de nombreux détenus dans les prisons françaises. Selon les statistiques, le milieu carcéral produit, proportionnellement, sept fois plus de suicides que dans l’ensemble de la population française. Depuis dix ans, le nombre ne cesse d’augmenter : 122 suicides « réussis » en 2002 sur 1 000 tentatives, soit deux à trois personnes qui se donnent la mort chaque jour. Fragilisés psychologiquement, infantilisés pour éviter tout acte de rébellion, la future réinsertion de l’individu nécessite toutefois un retour à la responsabilisation. Or comment reprendre sa vie en main lorsque vingt ans durant quelqu’un d’autre a pensé à sa place ? Comment permettre une réinsertion réussie lorsque tout lien avec l’extérieur est rompu pendant toute la durée d’incarcération ? A cela, s’ajoute le fait que 60% des détenus présentent des troubles graves de la personnalité. Ils nécessitent une prise en charge spécifique, mais demeurent incarcérés en centre de détention faute de places disponibles dans les hôpitaux psychiatriques. »

http://ist.inserm.fr/basisrapports/suicide.html «  »" Points convergents avec les études sur le suicide en milieu pénitentiaire Différents points ont été identifiés conformes à ce que les études sur le suicide en milieu pénitentiaire relèvent : • la moyenne d’âge des personnes décédées par suicide est de 38 ans (le plus jeune étant âgé de 22 ans, le plus vieux de 72 ans). Elle est plus élevée que la moyenne d’âge de la population pénale générale ; • la majorité a un métier et un domicile ; • la majorité a maintenu des liens avec la famille ; • il s’agit pour l’essentiel de prévenus, dans la 1ère année d’incarcération ; • les délits et crimes sont le plus souvent graves comportant des atteintes aux personnes ; • moins de la moitié a des antécédents judiciaires ; • la moitié a des antécédents psychiatriques dont des antécédents de passage à l’acte autoagressifs ; • 9 personnes sur les 16 bénéficient d’un suivi psychiatrique au moment du suicide. Le diagnostic posé le plus fréquemment est trouble de la personnalité dans la catégorie CIM-10, état limite ; • 2 présentent un état dépressif majeur et les décès sont survenus au SMPR, dans le cadre d’une prise en charge médicale maximale du risque suicidaire ; • 4 présentent un état dépressif moyen en voie d’amélioration ; • pour 4 personnes, la prise en charge vient de débuter ; • 2 personnes (arrivant de liberté et de transfert) devaient être vues en consultation psychiatrique le lendemain de leur suicide ; • le moyen utilisé est la pendaison ; • concernant la période, on peut repérer 2 pics : juin et octobre-novembre.«  »"

http://www.france5.fr/cdanslair/006055/187/114305.cfm «  »« Les »relâchés" d’Outreau

Les faits

Le procès d’Outreau devrait se pencher cette semaine sur les conditions d’une enquête contestée qui a amené à des mises en détention provisoire longues et peut-être intempestives. Après la remise en liberté de sept accusés, cette affaire à rebondissements a repris avec l’audition des dix-sept enfants victimes et le témoignage d’une mère venue défendre son fils handicapé.

Sur les dix-huit victimes, seules cinq ont été entendues jusqu’à présent. La cour doit également interroger les pédopsychiatres qui ont recueilli et expertisé la parole des enfants pour conclure qu’elles étaient crédibles.

Depuis la remise en liberté de sept personnes, jeudi 27 mai 2004, quatorze des dix-sept accusés mis en cause comparaissent libres, sous contrôle judiciaire, et clament leur innocence. Les trois autres, le couple Delay et leur voisin David Delplanque, plaident coupables.

Les avocats de la défense ont dénoncé une instruction menée exclusivement à charge par le jeune juge Fabrice Burgaud. Certains accusés ont passé trois ans en détention provisoire et l’un des suspects, François Mourmand, est mort d’une surdose de médicaments en prison, en juin 2002. D’autres ont été privés de leurs enfants ou ont vu leur couple détruit. Aurélie Grenon, dont la culpabilité semble effective, a fait seulement cinq mois de détention provisoire.

Dernier rebondissement : vendredi 28 mai 2004, alors que Myriam Delay refusait d’assister au procès, Jeanine Couvelard, 67 ans, est venue défendre son fils Jean-Marc, 46 ans, victime d’une hydrocéphalie à la naissance. Handicapé, il serait incapable de parler, de s’habiller ou de se déshabiller seul. « Le sexe, ça n’existe pas pour lui », a-t-elle expliqué.

« Quand j’ai appris ce qu’on lui reprochait, j’ai immédiatement essayé de joindre le juge d’instruction, je voulais qu’il voie Jean-Marc, qu’il se rende compte par lui-même que c’était impossible ; il m’a raccroché au nez », a précisé sa mère. «  »"

http://prison.cef.fr/documents/questionnaireprison.pdf

http://lajustice.blogs.liberation.fr/barella/2007/05/une_ministre_no.html

Ça balance Le blog de Dominique Barella, magistrat.

«  »"24/05/2007 Une ministre néophyte dans un bateau à la dérive

Une nouvelle ministre de la Justice vient d’être nommé par Nicolas Sarkozy. La majorité des Français a voté pour le programme du nouveau président de la République en matière de justice : tolérance zéro, peines automatiques pour les délinquants récidivistes, majorité pénale à 16 ans, développement du nombre des mises en garde à vue. Dans le cadre de l’application de ce programme très calqué sur les méthodes étasuniennes, la ministre va se heurter à des difficultés de fond.

Comment va-t-elle peser sur le ministère des Comptes publics pour obtenir un budget dont les députés de la commission d’Outreau, tous partis confondus dont le sien l’UMP, ont estimé indispensable le doublement ?

Comment va-t-elle, alors qu’elle a participé comme conseillère au ministère de l’Intérieur à la mise sous tutelle du ministère de la Justice par la police, maintenir un juste équilibre entre libertés publiques et libertés individuelles d’une part, nécessité de prendre des mesures favorables à la sécurité d’autre part ? Cet équilibre très délicat qui porte la marque des vraies démocraties a été rompu dans le sens d’une disparition partielle de la présomption d’innocence derrière un principe de sécurité mal encadré.

Comment va-t-elle obtenir la création des 480 000 places de prisons, conséquence de la volonté du président de la République de mettre la France au standard contestable de poursuites et de condamnations pénales étasuniennnes, dit « tolérance zéro » ?

Comment va-t-elle avoir l’autorité nécessaire sur la haute hiérarchie judiciaire alors que ses plus hauts responsables, expérimentés, ont une ligne directe avec le président de la République dont ils ont, peu ou prou, fait la campagne et ont placé leurs proches à Matignon et à l’Elysée ?

Sans budget sérieux avec un programme judiciaire intenable, la nouvelle ministre risque de n’être que la continuatrice de son prédécesseur dont nous avons déjà oublié le nom. Elle risque de n’être qu’un ministre de la parole et des médias.

Nous avions besoin pour ce ministère difficile, symbolique et à la dérive qui attend de grandes réformes d’un nouveau Robert Badinter ou d’un Michel Debré, en tout cas d’un poids lourd politique. La préparation du projet de loi de finances pour 2008 et les arbitrages budgétaires qui vont l’accompagner seront à la mesure du poids et des compétences de la ministre.

Le « bateau justice » vient d’appareiller, il est en mauvais état, il prend l’eau de partout, la mer est mauvaise, le capitaine néophyte a tout à découvrir, souhaitons qu’il ait du génie.

Dominique Barella «  »"


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