Quand
allons-nous cesser de nous lancer tête baissée dans une réponse à une question
qui nous enferme dans l’immédiateté de l’actualité et un angle particulier avec
ses limites et ses biais d’une problématique bien plus vaste ? Nous sommes
inondés par ce genre de procédé. Il s’agit évidement de construire avec tous et
bien entendu avec la Russie un plan de sécurité pour l’Europe qui nous engage
tous sur des points précis. Il s’agit pour que cela soit durable et effectif de
travailler à conjuguer ensemble les
moyens de la souveraineté des états-nations avec les intérêts économiques,
sociaux, démocratiques, écologiques, démographiques, politiques susceptibles de nous réunir dans des bénéfices
partagés. C’est le moyen et le prix de la paix sans oublier qu’il y en a qui
ont toujours vécu très bien de la guerre et qui n’ont pas intérêt à en
combattre l’usage répété. Il s’agit donc de faire évoluer considérablement l’UE
ce qui plus facile que l’on ne croit
parce que ce ne sont plus les mêmes intérêts qu’il s’agit de servir puisque les
classes dirigeantes qui l’ont fait se sont mises en faillite comme bien d’autres
avant elles. Ce qui leur fait dire bien sûr qu’elles sont indépassables et les
mieux placées pour conduire l’affaire. Nous avons à construire une Europe des
peuples et états-nations non alignée mais bien présente dans toutes les instances
internationales et s’appuyant sur le droit international, la coopération
économique dans le respect réciproque avec tous ceux qui y trouvent intérêt
aussi. Au regard de l’histoire, ce n’est ni facile ni impossible si nous
considérons ce qui est déjà arrivé en terme de changements plus subis que
voulus en réalité quand les peuples étaient tenus aveuglés.