Avant 1973 l’état n’empruntait pas sans intérêt à la banque centrale. Il lui arrivait tout au plus d’avoir des « avances sur recette » limitées. Mais la monnaie était surtout régulée par le rattachement à l’or, soit directement soit via l’équivalence dollar. Après l’abolition de la convertibilité-or, on a forcé les états à se pourvoir sur les marchés précisément pour éviter un dérapage monétaire « à la zimbabwéenne » du marxiste Mugabé.
Si l’état peut emprunter sans intérêt à la banque centrale, c’est le puits sans fond... avec au bout la destruction de la valeur de la monnaie, la ruine des travailleurs payés en monnaie (les capitalistes verront leur patrimoine objectif suivre l’inflation), et l’esclavage. En effet, imprimer de la monnaie sans contre-partie revient en vérité à imprimer des « tickets de rationnement » et les distribuer aux clientèles de l’état en place. C’est vraiment la politique la plus oppressive qui se puisse imaginer en la matière.
Nous ne sommes pas « dirigés par les marchés » : nul ne nous oblige à emprunter, a fortiori pour des dépenses de fonctionnement. Quant aux intérêts, ils sont simplement le légitime loyer de l’argent. Et les emprunts d’état sont aussi bien possédés par l’épargnant populaire que vous allez ruiner.
Quant aux « gouvernements d’assemblée », depuis la Convention montagnarde jusqu’aux Soviets russes, ça débouche sur les plus sanguinaires dictatures. Et dans les périodes modérées sur les manipulations des partis (comme en ce moment). Les Assemblées, lieu de psychologie collective, de démagogie oratoire voire de menaces sur les élus (typique de vos « comités de surveillance populaire ») sont parfois les pires lieux pour la démocratie. Votre programme fleure bon le robespierro-stalinisme.